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Bernard Campan et d’Alexandre Jollien « Presque » : le regard porté sur le handicap doit changer.

 

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« Presque » le nouveau film de Bernard Campan et d’Alexandre Jollien s’inspire de leur amitié et raconte comment le grand public perçoit le handicap et pourquoi cela doit changer.

 

CINÉMA – “Nuire à la bêtise”, comme disait Nietzch, c’est une des vocations de Presque, le nouveau film de Bernard Campan et du philosophe Alexandre Jollien, qui sort en salles ce mercredi 26 janvier.

Un film qui raconte le handicap et qui questionne le regard que nous portons au quotidien sur la différence.

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Car pourtant, comme les personnages du film, nous n’aspirons tous qu’à une chose : le bonheur.

Inspiré de “l’amitié spirituelle” de Alexandre Jollien et Bernard Campan, Presque raconte l’histoire d’Igor et de Louis, deux hommes que tout semble opposer.

Igor (Alexandre Jollien) est livreur de panier frais, un jeune homme jovial et féru de philosophie,

en situation de handicap, Louis (Bernard Campan) est un croque-mort triste,

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absorbé par son métier et qui a perdu le goût de la vie.

Forcés de passer du temps ensemble, les deux héros vont pourtant découvrir qu’ils se ressemblent plus qu’ils ne le pensent et vont trouver ensemble le chemin du bonheur et de l’acceptation.

 

Un film inspiré du réel, mais pas autobiographique 

Dans Presque, certains éléments sont inspirés de la réalité et de la vie d’Alexandre Jollien.

“C’était difficile de s’éloigner du réel, j’aurais voulu incarner un danseur de claquettes, mais physiquement c’était impossible”, plaisante-t-il.

Mais Presque n’est pas pour autant un récit autobiographique.

Dans le film, à la différence d’Alexandre Jollien, son personnage, Igor, “est désocialisé, il n’a pas beaucoup d’amis, pas de lien.

C’est une figure de l’exclusion”, explique le philosophe au HuffPost.

 

Bernard Campan et d'Alexandre Jollien "Presque" : le regard porté sur le handicap doit changer.

 

Une mise de côté par la société qui rejoint celle vécue par le personnage de Bernard Campan, Louis est exclu pour ce qu’il fait, et Igor à cause de ce qu’il est.

Un point commun que les deux héros vont découvrir à mesure qu’ils apprennent à se connaitre, et qui interroge sur “ce qu’on fait de l’autre” et comment ne pas l’enfermer dans des préjugés.

Dans Presque, Igor est scruté dans les restaurants et dévalorisé par les autres membres de la société.

L’une des scènes du film met en scène un médecin informant Louis qu’il a administré un “calmant” à Igor, sans que ce dernier n’ait eu son mot à dire.

Une décision qui illustre le traitement, parfois choquant, réservé aux personnes en situation de handicap.

Mais Alexandre Jollien nous rassure: ”ça ne m’est jamais arrivé, pas que je sache en tout cas”.

 

Changer le regard que l’on porte sur les autres 

En revanche, comme son personnage, Alexandre Jollien subit “les regards moqueurs, l’infantilisation, le tutoiement d’office”, quotidiennement.

”Ça peut aller de ‘Monsieur Jollien vous m’avez sauvé la vie’ à ‘Tu fais quoi toi là, t’es là pour quoi ?’”, explique Bernard Campan.

La différence fait peur, le handicap dérange.

Je comprends ces regards que l’on peut porter sur le handicap, car moi même je suis comme ça”, avoue-t-il. Mais “je dirais que je me soigne, c’est la différence avec d’autres personnes”

 

Bernard Campan et d'Alexandre Jollien "Presque" : le regard porté sur le handicap doit changer.

 

Changer le regard que l’on pose sur les autres, c’est un des messages portés par Presque.

“C’est un exercice spirituel”, nous confie l’interprète d’Igor, et qui s’applique aussi bien aux personnes en situation de handicap qu’aux autres.

“Le film a tendance à nous aider à faire attention à ce premier regard que l’on porte sur l’autre, pas forcément sur le handicap, mais l’autre en tant que ‘non soi-même’”, explique l’ancien membre des Inconnus.

Car “aujourd’hui on a plutôt tendance à chercher ceux qui sont en adéquation avec ce qu’on pense, et ce qu’on est, ce qui crée de plus en plus d’oppositions”, explique Bernard Campan.

Au premier abord Igor et Louis ne se ressemblent pas, ni physiquement, ni spirituellement.

Pourtant, c’est en dépassant leurs préjugés et en se nourrissant de leurs différences

qu’ils vont réussir à nouer un lien indéfectible.

“Le point commun qui les réunit, et qui nous réunit tous, c’est qu’on aspire au bonheur et que l’on cherche à moins souffrir”, souffle Alexandre Jollien.

“Swani Prajnanpad disait : ‘Aimer l’autre c’est l’aimer dans sa différence’”, conclut-il. C’est “presque” l’enseignement qu’il faut tirer de ce film.

 

 

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Publié par Muriel Marchand

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