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Le Black Friday ou la quête des « bonnes affaires » malgré l’inflation.

 

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Selon une enquête Harris auprès des acheteurs en ligne, 70 % se précipiteront en ligne pour les offres du Black Friday et 55 % le feront pour des « raisons de pouvoir d’achat ».

Grand-messe annuelle de la consommation, le Black Friday, qui s’ouvre le vendredi 18 novembre chez certains commerçants, ne devrait pas souffrir du pouvoir d’achat en berne des Français, désireux de profiter des bonnes affaires face à l’inflation, estiment les instituts de sondage et les distributeurs.

Devant les Galeries Lafayette, déjà parées de leurs plus beaux atours de Noël, Marie Bois explique avoir perdu 200 euros par mois de pouvoir d’achat, notamment « à cause (de l’augmentation) des charges, comme le chauffage » .

La jeune femme de 24 ans, étalagiste en alternance, compte ainsi « profiter des promotions » le vendredi 25 novembre pour lui faire des cadeaux de fin d’année.

Journal Privé

« L’intention de participer au Black Friday est comparable à celle de l’année dernière (…) et ce qui motive cette participation, c’est la crise » , explique à l’AFP Nadine Porge, directrice adjointe du département Services de Harris Interactive.

Selon une étude de l’institut publiée jeudi et portant sur les cyberacheteurs, 70% vont se ruer sur les bonnes affaires du Black Friday et 55% d’entre eux le feront pour des « raisons de pouvoir d’achat » .

Le Black Friday ou la quête des « bonnes affaires » malgré l'inflation.

Maintenant, le Black Friday peut durer plus d’une semaine, pas seulement un vendredi.

Malgré l’inflation, les distributeurs se frottent déjà les mains, persuadés qu’ils gagnent de l’argent. « Nous sommes dans une année particulière avec une recherche de bonnes affaires encore plus criante, dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat » juge Hugo Larricq, directeur commerce de Cdiscount, site de commerce en ligne qui s’attend à 10 millions de visiteurs pour la seule journée de vendredi.

« Plus d’un Français sur trois prévoit de dépenser moins qu’en 2021 »

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En 2021, Fnac-Darty a enregistré plus de 50 millions de visites en ligne et en magasin lors du Black Friday, « le plus gros pic de l’année » selon Simon Ilardi, directeur de la promotion commerciale du groupe.

« En 2016 en France, (…) le Black Friday a autant capitalisé que Noël en 2018, puis est devenu plus fort que Noël » a confirmé jeudi Olympe Krima, consultante de l’institut de recherche GFK, lors d’une conférence de presse.

Le président de la fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), François Momboisse, a cependant tempéré ces enthousiasmes.

Avec « d’énormes restrictions de pouvoir d’achat, (…) la situation est encore tendue, très tendue, bien plus qu’elle ne l’a été depuis dix ans » , tempère-t-il.

L’étude menée par Harris Interactive tend à la même conclusion : « Plus d’un Français sur trois prévoit de dépenser moins qu’en 2021 pour les achats de Noël avec un budget moyen de 404 euros (cadeaux et préparations).

Pourtant, les distributeurs font tout pour séduire les réfractaires, allant même jusqu’à mettre en avant les produits d’occasion, d’occasion ou « Made in France » – une manière de répondre aussi aux critiques des associations de défense de l’environnement. sur ce rendez-vous de surconsommation.

« Il n’y a pas de promos vertes ! » s’insurge pourtant Tancrède Girard, membre du Réseau francilien des acteurs du réemploi (REFER) qui qualifie de « catastrophique » l’impact social et environnemental du Black Friday.

Le Black Friday ou la quête des « bonnes affaires » malgré l'inflation.

« Il y a d’autres manières de consommer et de vivre ensemble !

« Pollution » , « consommation des ressources » , « travail forcé » : en réponse à l’événement, un collectif d’associations dont Emmaüs a créé le Green Friday, une journée de sensibilisation à la consommation responsable et dont Tancrède Girard est l’un des membres fondateurs.

Activiste d’Extinction Rebellion, « Crocodile » (qui ne veut pas donner son identité) assure ne pas être « là pour stigmatiser les gens et notamment les plus pauvres » et insiste : « Il y a d’autres manières de consommer et de vivre ensemble !

Tancrède Girard est d’accord : on peut « n’acheter que si nécessaire, réparer ou réutiliser, promouvoir de l’occasion » dans des circuits dédiés…

Devant l’entrée lumineuse des Galeries Lafayette, Marie Bois relativise ses achats du Black Friday : « Ce n’est pas pour consommer, mais pour faire des achats que je ferais coûte que coûte » , explique-t-elle.

Freddy Bara, 29 ans, commerçant dans ce grand magasin note que, « oui, bien sûr, il y a la question de la surconsommation, mais ça crée des emplois… » .

Puis il conclut en plaisantant : « De toute façon, moi, le Black Friday, je ne vais pas le faire, je vais le subir ».

 

 

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Publié par Muriel Marchand

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