in ,

Le Nouveau Jouet avec Jamel Debbouze : « Pour retrouver l’esprit de Francis Veber et rire en famille ».

 

Annonce

Jamel Debbouze dans « Le Nouveau Jouet ».

 

Quand et pourquoi avez-vous rêvé de reprendre le rôle de Pierre Richard dans « Le Jouet », de Francis Veber, qui date de 1976 ?

Oh, ça remonte à plus de vingt ans ! Je suis allé voir Francis Veber dans sa maison du Sud pour parler de mon projet. 

Je pense qu’il m’a trouvé un peu jeune et il avait raison. 

Journal Privé

S’attaquer à un tel monument de la comédie demande beaucoup de travail ainsi que d’expérience. « Le jouet est un film d’enfance, c’est un film culte pour moi.

 

Le Nouveau Jouet avec Jamel Debbouze : "Pour retrouver l'esprit de Francis Veber et rire en famille".

 

Comment avez-vous travaillé sur l’adaptation avec le réalisateur James Huth ?

Annonce

Nous ne sommes pas partis d’une feuille blanche mais d’une histoire parfaitement construite, d’un patrimoine qu’il ne faut pas dégrader. 

Un plaisir ainsi qu’un combat perpétuel. Nous avons beaucoup travaillé en amont et, si nous avions des points de friction, cela a toujours été productif. 

Il fallait rester près de nous, de notre vérité  (je viens de la banlieue) et ne pas imiter la comédie originale de Francis Veber.

Nous l’avons transposé dans notre époque en confrontant deux mondes opposés : la ville de mon personnage, Sami, et la résidence ultra-luxueuse du milliardaire, incarné par Daniel Auteuil.

Ses films ont enchanté mon enfance, « Le Jouet », « La Chèvre », ainsi que « Le Jaguar ». Francis Veber, c’est un bout de France, c’est un bout d’notre vie.

 

Le Nouveau Jouet avec Jamel Debbouze : "Pour retrouver l'esprit de Francis Veber et rire en famille".

 

Pas facile de toucher un tel monument, un tel « blockhaus », selon l’expression de Francis Veber ?

Nous avons essayé d’oublier tout cela pour ne pas être paralysés. 

On s’est dit : « Faisons quelque chose qui nous touche, une bonne comédie qui a de la substance pour évoquer le goût des autres et la paternité ». 

« Le nouveau jouet » n’est pas un remake de l’original, mais presque une autre version en creusant au cœur de l’histoire et des personnages.

Personnellement, je préfère les comédies aux drames, rire que pleurer. 

Mais je ne peux pas juste rire et aligner une succession de gags sans rien derrière. C’est l’influence de Charlie Chaplin.

 

Francis Veber, 85 ans aujourd’hui et toujours très actif, est-il pour vous une sorte de modèle ?

Je suis un vébérien précoce. Ses films ont enchanté mon enfance, « Le Jouet », « La Chèvre », « Le Jaguar ». 

Francis, c’est un bout de France, c’est ça, c’est un bout de notre vie, c’est ça la vérité. 

J’ai adoré cette sensation de rire en famille. Vous savez, c’est rare. 

Ton père, ta mère et toute la famille se sont réunis pour regarder « La Chèvre » à la télévision et rire en même temps, tous ensemble. 

Je jure que c’est un sentiment spécial. Et Francis, il a ce pouvoir de réunir ainsi des familles entières.

Et quand je suis en tournée avec mon équipe, « Le diner de cons » tourne en boucle sur tous les portables.

 

Avez-vous eu peur de le décevoir ?

Évidemment. C’était un pari risqué. Franchement, j’étais paralysé par son opinion. 

Je ne le cache pas, ça aurait été terrible s’il n’aimait pas le film, ça m’aurait ainsi profondément affecté. 

Il s’avère qu’il a vraiment aimé ça !

 

Le Nouveau Jouet avec Jamel Debbouze : "Pour retrouver l'esprit de Francis Veber et rire en famille".

 

Quelques mots sur votre personnage Sami…

Vous pouvez lire le sami comme un livre ouvert. 

C’est un rêveur qui, petit à petit, se retrouve face à plus de responsabilités. 

La paternité le rendra plus adulte. Financièrement, il doit assumer un futur bébé et c’est trop lourd à porter pour lui. 

Heureusement, le hasard s’en mêle ! Je me suis retrouvé dans le personnage parce qu’il veut s’en sortir.

 

Qu’est-ce qu’une bonne comédie ?

Il n’y a pas de recette. Le rire est une mécanique compliquée. 

Il faut du rythme et un chef d’orchestre. Ce qui nous manque aujourd’hui, ce sont de vrais scénaristes, comme Francis Vebers, qui ont le sens de la vie, de la comédie. 

J’ai lu beaucoup de scénarios et ce n’est pas prétentieux de considérer qu’on n’est pas assez bien servi avec le scénario. 

Ce n’est pas assez drôle, assez profond. C’est paresseux. On attend trop de nous pour compenser. 

Les films de Francis sont en béton armé. Il y a tellement de travail en amont que les acteurs sont vraiment bien servis.

Quand je fais mon métier, que ce soit au cinéma ou sur scène, j’essaie toujours de rassembler et de fédérer le plus possible. Nous sommes tellement divisés ailleurs. C’est une noble mission

 

Peut-on rire de tout aujourd’hui ?

Difficile car on a toujours l’épée de Damoclès des réseaux sociaux sur la tête. Quand je suis sur scène, j’ignore tout ça pour ne pas être ainsi sclérotique.

Pourquoi faut-il aller voir Le nouveau jouet ?

Si tu veux passer un bon moment, si tu veux être touché, ainsi que rire en famille, si tu veux retrouver un peu l’esprit de Francis Veber et l’esprit d’enfant, il faut aller voir ce film. 

Quand je fais mon métier, que ce soit au cinéma ou sur scène, j’essaie toujours de rassembler et de fédérer le plus possible. 

Nous sommes tellement divisés ailleurs. C’est pour cela que c’est une noble mission.

 

 

 

Annonce
Avatar photo

Publié par Muriel Marchand

Je vous informe de l'actualité française et mondiale au quotidien, de destinations de voyage, des faits étranges et des récits insolites, des bonnes nouvelles, ainsi que de la solidarité et de la gentillesse à travers le monde.

“Croyez en vos rêves et ils se réaliseront peut-être. Croyez en vous et ils se réaliseront sûrement.” Martin Luther King.

Affaire Roman Polanski : sa femme Emmanuelle Seigner sort du silence.

Affaire Roman Polanski : sa femme Emmanuelle Seigner sort du silence.

Le Mondial de l'auto ouvre ses portes ce lundi, quatre ans après sa dernière édition.

Le Mondial de l’auto ouvre ses portes ce lundi, quatre ans après sa dernière édition.