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Le père Noël est une ordure à 40 ans et marque toujours les esprits avec ses répliques cultes.

Le père Noël est une ordure à 40 ans et marque toujours les esprits avec ses répliques cultes.
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Le père Noël est une ordure sort en salle en 1982, en plein été.

 

« J’aime pas dire du mal des gens, mais c’est vrai que c’est un bon film

En 1982, en plein été, Le père Noël est une ordure, l’adaptation de la pièce du même nom.

Au fil des rediffusions, le film acquiert le statut de culte et traverse les générations, qui récitent à leur guise chaque dialogue du film (d’après Thierry Lhermitte, aucune phrase n’est « normale »).

Pour fêter comme il se doit cet anniversaire un peu particulier, voici plusieurs raisons de (re)regarder et (re)découvrir ces 90 minutes de « film catastrophe, mais humain, sale, mais drôle », comme l’appelait à l’époque Gérard Jugnot, le légendaire Félix

Un méchant mais pas bête, qui n’a pas pris une ride.

 

Voici pourquoi on aime Le père Noël est une ordure :

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Pour ces phrases que l’on utilise en famille, au travail (ça dépend avec qui) ou dans la cour de récréation : « C’est c’la, oui… » ; « XX n’est pas moche, elle n’a ​​pas un physique facile » « Ça dépend, ça dépasse »…

Le numéro d’acteur de tous les membres du Splendid. On les connaissait comme les rois du café-théâtre, les voici comédiens dans des rôles de composition : Clavier est bluffant en travesti dépressif (et peu courageux), Marie-Anne Chazel en femme battue et enceinte sous emprise, Jugnot en homme raté, Lhermitte en odieux bon samaritain… 

Pour sa vulgarité (beaucoup de gros mots), mais enveloppée de dialogues ciselés et inspirés.

Sa critique des pauvres : ici, pas de bons sentiments. Si les employés de SOS Détresse Amitié sont des « ordures », les pauvres sont épouvantables. Félix et Zézette, deux socialement démunis, ne sortent pas de ce huis clos. L’un est limité, l’autre est violent.

Pour le costume de Thierry Lhermitte, parfaitement assorti au canapé.

 

Le père Noël est une ordure à 40 ans et marque toujours les esprits avec ses répliques cultes.

 

Parce que c’est « c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim ».

Le slow endiablé entre Pierre et Katia avec la BO « Destiny », de Guy Marchand, génie incompris du music-hall. Cette chanson sirupeuse, parodie des tubes des crooners, a réussi l’exploit d’être présente dans un autre film culte, sorti la même année : Les Sous-doués en vacances.

 

 

Pour créer un code vestimentaire pour sortir les poubelles.

Parce que « quand on aime le doubitchou, on aime le kloug« .

Pour Jacques François, irrésistible pharmacien en retard pour son réveillon chez Castel.

La blague à consommer sans modération : « Tu m’as brillamment décrit cette soirée avec brio» – « Avec qui ? »

Parce que Félix appelle Zézette « Chouchou ». Le Père Noël a finalement inventé Un garçon une fille.

Le super conseil déco astucieux, « made in Zézette » : « Monsieur Pierre, je voudrais garder les coquilles d’huîtres, c’est pour faire des cendriers. »

 

 

 

Pour Thérèse, première victime de BalanceTonPorc .

Parce que Josiane Balasko est remarquable en tant que bourgeoise qui doit partir pour le réveillon à Créteil, mais reste classe (et digne) coincée dans son ascenseur. 

La critique du mercantilisme de Noël et de la moralité qui lui est associée : les jouets sont de la camelote et les cadeaux sont ennuyeux pour tout le monde.

Pour Gérard Jugnot dans l’un de ses meilleurs rôles. L’acteur est génial en Père Noël violent, paresseux et assisté. Il dégage une puissance comique irrésistible portée par un physique passe-partout.

« Vous êtes mariés ? » Vous ne vous êtes jamais disputés, vous ? « – Oui, mais jamais à coup de fer à souder. « – Eh bien, c’est parce que vous êtes pas bricoleur ! ».

Pouvoir envoyer un texto à un ami tous les 25 décembre : « Joyeux Noël, Félix ! » »

Pour cette critique violente de la bureaucratie française, qui raisonne quatre décennies plus tard : « Tiens, tiens, tiens, c’est tout de la Sécu, ils vous donnent un numéro, ça rentre pas dans les cases« .

Pour Anémone, qui signe probablement sa plus belle composition. Thérèse est cul-cul  la praline, un peu bébête, mais sans doute la moins cruelle de la bande (la preuve, elle termine le doubitchou, car « c’est offert de bon cœur »).

 

 

Pour la douche la plus érotique du cinéma français.

Le cri du cœur (ou d’ailleurs) : « Tu es myope des yeux, myope du cœur et myope du cul !»

Pour son côté fédérateur : rarement un film aura traversé autant de générations. Avec les films de Louis de Funès ou des Visiteurs, le Père Noël réunit toute la famille derrière le petit écran et perpétue l’esprit français. Attention tout de même aux enfants : au-delà des gros mots, la légende du Père Noël y est sacrément ternie.

Pour ce conseil à tous les célibataires de plus de 30 ans : « Chaque bocal a son couvercle. »

Finalement, pour avoir inventé le seul film de Noël français intemporel.

 

 

 

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Publié par Muriel Marchand

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