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Simone Veil, un film pour la mémoire.

 

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On ne compte plus les expositions, documentaires, livres et témoignages sur la vie de Simone Veil et son parcours inspirant, tant pour les femmes que pour les hommes.

 

Mais Simone, le voyage du siècle, film d’ Olivier Dahan qui sortira en salles ce mercredi 12 octobre, occupera sans doute une place à part dans cet héritage prolifique, comme une nouvelle étape dans l’indispensable travail de mémoire. 

« Malheureusement, les combats de Simone Veil sont encore majoritairement d’actualité. 

Journal Privé

Nous avons fait ce film pour transmettre », a souligné Vivian Aslanian,

l’une des productrices du film, avec Romain Le Grand et Marco Pacchioni,

lors d’une avant-première organisée par le réseau des femmes du cabinet d’avocats Advant Altana.

Cette volonté de passer le flambeau aux jeunes générations,

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celles qui n’ont pas lu l’autobiographie de Simone Veil « Une vie » ,

Éditions Stock, 2007, dont s’inspire le film, ni exploré les nombreuses archives disponibles,

apparaît comme le fil conducteur d’ Elsa Zylberstein, initiatrice du projet,

qui incarne Simone Veil dans sa carrière d’adulte.

Rebecca Marder, de la Comédie Française, incarne celle qui avant son mariage

s’appelait encore Simone Jacob, couvrant la période de l’adolescence jusqu’en 1962.

 

Simone Veil, un film pour la mémoire.

 

« Je me suis battue pour que le film se fasse », a témoigné l’actrice, qui portait le projet depuis dix ans. 

Le réalisateur Olivier Dahan, auteur en 2007 de « La Môme » qui a révélé Marion Cotillard,

Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d’Edith Piaf,

a déclaré avoir « presque tout lu sur Simone Veil » pour préparer ce film au casting impeccable :

Elodie Bouchez et Judith Chemla dans les rôles d’Yvonne et Milou,

la mère et soeur de Simone Jacob, Mathieu Spinosi et Olivier Gourmet

dans le rôle d’Antoine Veil, son mari, à deux périodes de leur vie.

Et des seconds rôles exceptionnels, dont Philippe Torreton, Philippe Lellouche et Sylvie Testud,

aussi vrais que nature en Marceline Rozenberg, compagne de déportation

de la future ministre et académicienne, qui deviendra la documentariste Marceline Loridan-Ivens.

 

Un film d’une grande rigueur historique

Qui ne s’est pas forgé l’image de Simone Veil dans son panthéon personnel ? 

Homme politique, magistrat, témoin de la Shoah, symbole de la réconciliation

franco-allemande à la tête du premier Parlement européen élu en 1979…

Aucune des facettes du personnage n’a été oubliée dans ce film

qui fait preuve d’une grande rigueur, tant historique que psychologique. 

Il évoque notamment son engagement pour le respect de la dignité

des détenus dans les prisons françaises, notamment lors d’une mission

dans les prisons algériennes en 1959, séquence particulièrement poignante du film

durant laquelle on pense aussi, bien sûr, à l’avocate Gisèle Halimi.

 

Simone Veil, un film pour la mémoire.

 

Ces deux personnalités fortes ont défendu les droits des femmes, chacune à leur manière et, à travers leurs combats, ont permis la dépénalisation de l’avortement en 1974.

Un moment clé de la Vème République qui arrive très tôt dans le déroulement du film, avec la discours de Simone Veil, alors ministre de la Santé, devant un hémicycle presque entièrement masculin. 

Ce qu’a dû endurer Simone Veil durant ces trois jours de débats parlementaires est une véritable épreuve au cours de laquelle elle a été raillée, insultée et agressée verbalement, un député a même comparé son projet à la solution finale des nazis pour éliminer les Juifs, un coup particulièrement pervers et douloureux pour l’ancienne déportée.

Ce moment de doute, sur le fil du rasoir, ne transparaît pas dans l’interprétation d’Elsa Zylberstein ni dans le déroulement du film. 

Face à ces attaques monstrueuses, Simone Veil n’a pas encore l’assurance qui sera la sienne lorsqu’elle sera élue présidente du Parlement européen, ou lorsqu’elle entrera à l’Académie française avec son numéro gravé sur son épée, nombre à Auschwitz. 

Péché véniel, car le film n’est pas centré sur cette réforme, pourtant considérable, que Simone Veil a courageusement menée.

« Ma mère n’était pas militante et n’a jamais été militante féministe », se souvient l’un de ses fils, Pierre-François Veil, dans une récente interview à Nice-Matin

Cette personnalité remarquable s’est en effet battue contre toutes les injustices, et pas seulement celles concernant les femmes. 

Aurait-elle pu avoir un impact aussi puissant que le sien sans le soutien constant d’Antoine Veil, son mari, sur le plan moral mais souvent aussi de manière très concrète ? 

Son compagnon de toujours, avec qui elle formait un couple fusionnel et très moderne, avait travaillé dans les coulisses du débat sur l’avortement pour faire changer d’avis certains élus. 

Cela aussi, le film d’Olivier Dahan, qui nous prend aux tripes du début à la fin, le rapporte de manière très juste et émouvante.

 

 

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Publié par Muriel Marchand

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